En 2017…. quel programme ! Attention aux quelques modifications…

 

Dimanche 9 AvrilL’homme et la nature, curieux rapport ! 11h Salle de la Sablonnière à Larchant dans le cadre de la Foire au Plante

Dimanche 14 MaiLa photographie est-elle un art ? 11h Salle de la Sablonnière à Larchant dans le cadre des Rencontres de Larchant en Pays de Nemours – L’atelier Photo d’Emile Zola

Samedi 20 Mai : Regard sur les œuvres de Tamara Lise – Pavillon de l’Érable – 66-70, rue du Vieux Ru – 77210 Avon

Samedi 10 JuinLe temps, ce grand sculpteur ! 10h30 à l’Atelier, dans la cour du Chateau de Nemours

Samedi 17 Juin : L’imagination au delà de la Raison ! Bibliothèque de Souppes, rue Michel Servet

Samedi 16 SeptembreSommes-nous maîtres de nos choix ? 10h30 à l’Atelier dans la cour du Château de Nemours

Dimanche 15 OctobreSuis-je toujours moi-même ? 11h Salle de la Sablonnière à Larchant

Dimanche  19 NovembreSommes-nous faits pour ne rien faire ? 11h Salle de la Sablonnière à Larchant

Samedi 25 Novembre : Les sens mènent-il à la connaissance ? 11h Bibliothèque Municipale de Veneux Les Sablons – 5 rue Claude Bernard

Samedi 9 DécembreQui suis-je ? Que suis-je ? 10h30 à l’Atelier, dans la cour du Château de Nemours

Imagination ou Raison… qui mène la danse ?

Les philosophes ont bien souvent eu tendance à dévaloriser l’imagination face à la raison… faut-il vraiment les suivre ?

 

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Otto Dix

Pascal : « C’est cette partie dominante dans l’homme, cette maîtresse d’erreur et de fausseté, et d’autant plus fourbe qu’elle ne l’est pas toujours; car elle serait règle infaillible de vérité, si elle l’était infaillible du mensonge. Mais, étant le plus souvent fausse, elle ne donne aucune marque de sa qualité, marquant du même caractère le vrai et le faux. La raison a beau crier, elle ne peut mettre le prix aux choses.
Je ne parle pas des fous, je parle des plus sages ; et c’est parmi eux que l’imagination a le grand don de persuader les hommes. Cette superbe puissance, ennemie de la raison, qui se plaît à la contrôler et à la dominer, pour montrer combien elle peut en toute chose, a établi dans l’homme une seconde nature.
Elle a ses heureux, ses malheureux, ses sains, ses malades, ses riches, ses pauvres ; elle fait croire, douter, nier la raison ; elle suspend les sens, elle les fait sentir ; elle a ses fous et ses sages et rien ne nous dépite davantage que de voir qu’elle remplit ses hôtes d’une satisfaction bien autrement pleine et entière que la raison.
Les habiles par imagination se plaisent tout autrement à eux-mêmes que les prudents ne se peuvent raisonnablement plaire. Ils regardent les gens avec empire ; ils disputent avec hardiesse et confiance ; les autres, avec crainte et défiance : et cette gaieté de visage leur donne souvent l’avantage dans l’opinion des écoutants, tant les sages imaginaires ont de faveur auprès des juges de même nature. Elle ne peut rendre sages les fous ; mais elle les rend heureux, à l’envi de la raison qui ne peut rendre ses amis que misérables, l’une les couvrant de gloire, l’autre de honte. »

Rousseau dans son Emile en appelle aussi à la Raison : « Pierre n’est jamais content! Et pourtant, autour de lui, on s’ingénie à lui proposer tout ce que le monde réel peut apporter de choses. Alors on se désespère : il ne sait pas ce qu’il veut. En tout cas, il a de la peine, c’est évident. Il se dit même très malheureux. D’où peut bien venir cette peine ? Cette peine vient d’une disproportion entre ce que le monde réel lui donne et ce que le monde qu’il imagine lui fait espérer: dans la réalité Pierre doit travailler, il doit régler ce qu’il demande sur le possible, sinon il ne l’atteint pas. Mais dans le monde imaginaire rien de résiste au château en Espagne que lui peint son imagination. Hélas le possible ne règle plus son imagination. Il lui faudrait utiliser sa raison pour mesurer les possibles et donc être moins malheureux. C’est d’ailleurs ce que les stoïciens disaient : occupe-toi de ce qui dépend de toi et qui est à ta portée. Épicure parlait des désirs vains qui ne sont ni naturels ni nécessaire et qui empoisonnent la vie: par exemple le désir d’immortalité… »

Bachelard a une approche bien différente de l’imagination dont il donne une définition particulière : « Pour le philosophe réaliste comme pour le commun des psychologues, c’est la perception des images qui détermine les processus de l’imagination. Pour eux, on voit les choses d’abord, on les imagine ensuite; on combine, par l’imagination, des fragments du réel perçus, des souvenirs du réel vécus, mais on ne saurait atteindre le règne d’une imagination foncièrement créatrice. Pour richement combiner, il faut avoir beaucoup vu. Le conseil de bien voir, qui fait le fond de la culture réaliste, domine sans peine notre paradoxal conseil de bien rêver, de rêver en restant fidèle à l’onirisme des archétypes qui sont enracinés dans l’inconscient humain. Nous allons cependant (…) réfuter cette doctrine nette et claire et essayer, sur le terrain qui nous est le plus défavorable, d’établir une thèse qui affirme le caractère primitif, le caractère psychiquement fondamental de l’imagination créatrice. Autrement dit, pour nous, l’image perçue et l’image créée sont deux instances psychiques très différentes et il faudrait un mot spécial pour désigner l’image imagée. Tout ce qu’on dit dans les manuels sur l’imagination reproductrice doit être mis au compte de la perception et de la mémoire. L’imagination créatrice a de toutes autres fonctions que celles de l’imagination reproductrice. A elle appartient cette fonction de l’irréel qui est psychiquement aussi utile que la fonction du réel si souvent évoquée par les psychologues pour caractériser l’adaptation d’un esprit à une réalité estampillée par les valeurs sociales. Précisément cette fonction de l’irréel retrouvera des valeurs de solitude. La commune rêverie en est un des aspects les plus simples. Mais on aura bien d’autres exemples de son activité si l’on veut bien suivre l’imagination imaginante dans sa recherche d’images imagées. »

Faut-il alors réhabiliter l’imagination face à la Raison ?

Nous avons aussi besoin de vous

D’abord tous nos remerciements aux adhérents de PhiloZarts qui restent fidèles d’une année sur l’autre et a ceux qui nous rejoignent.

_JM05186La petite association PhiloZarts a besoin de votre soutien pour organiser et diversifier ses actions en vue de rendre accessible à tous la philosophie et les arts.

 

Comment nous soutenir ?

A occasion des différentes rencontres ici ou ailleurs, l’association propose des marque-pages, des photographies format cartes postales… et nous espérons bientôt parvenir à éditer un bulletin regroupant un compte rendu des différentes rencontres.

L’adhésion fait évidemment partie de ces manières de nous soutenir avec l’avantage de vous faire entrer dans la liste de diffusion des informations diverses et l’envoi du « doc participant » avant les rencontres.

En cette année 2016 l’association proposera de nouvelles formules, comme notamment le WE PhiloZarts début juillet. Cette proposition nécessite des fonds un peu plus important qu’un RV Philo à Nemours ou un Apéro Philo à Larchant !

Les adhérents bénéficieront bien évidemment d’une priorité de participation et d’un tarif préférentiel.

Enfin, comme pour toutes les associations, il est toujours possible de faire des dons… mais aussi de participer à l’invention de nouvelles formules et rencontres !

Comment adhérer ? Lors des différents RV, il y a toujours à votre disposition des bulletins d’adhésion. Pour une personne 10 euros, pour une famille 15 euros. Sinon vous pouvez toujours adresser votre participation (chèque) en précisant vos noms, adresse postale et adresse courriel, éventuellement votre numéro de téléphone, à

PhiloZarts – 40, rue des Sablons – 77760 Larchant

 

D’avant merci à tous,

PhiloZartistiquement Vôtre,

Toute l’équipe PhiloZarts

 

 

Les rendez-vous 2016

 

17 septembreImagination ou Raison, qui mène la danse ? LMC, 10h30 à l’Atelier dans la cour du château, Nemours

16 octobreSommes-nous maîtres de nos choix10 ? LMC à 11h Salle de la Sablonnière à Larchant

20 novembreQue faire de nos promesses ? LMC à 11h Salle de la Sablonnière à Larchant

10 décembreDésirs ou plaisirs, qui mène la danse ? LMC – 10h30 à Nemours

Avertissements : si les dates ne devraient pas être modifiées, les thèmes peuvent l’être en fonction des demandes. Le nom des artistes participant à ces différents rendez-vous sera communiqué ultérieurement. Enfin, sauf indication contraire, l’entrée est libre et gratuite.

 

Agenda 2015

 

 

Samedi 12 Septembre – 10h30 à la Bibliothèque de Nemours 2, rue Gaston Darley – Écoutons Le Rire de Bergson !

Les 19 et 20 septembre – Art et patrimoine dans Larchant – Expositions de 18 artistes dans des lieux inattendus – Rencontre avec les artistes le samedi à 19 heures

Dimanche 27 septembre – 15h à Chateau-Landon dans les jardins de Virginie Descure – rue de France – L’art, l’autre regard

Dimanche 11 Octobre – 11h à Larchant Salle Chatenoy – Amour et amitié 3

Dimanche 8 Novembre – 11h à Larchant Salle Chatenoy – Avons-nous besoin de rêver ? Avec les œuvres de Tamara Lise et en présence de l’artiste.

Samedi 12 Décembre – 10h30 à la Bibliothèque de Nemours – 2, rue Gaston Darley – La peur serait-elle un moteur ?

A la rentrée…. les dates et nouveaux projets en 2016 !

Les thèmes proposés sont toujours susceptibles d’être modifiés en fonction des attentes ou demandes des participants et des artistes !