Programme 2022

Le programme de cette année est susceptible de modifications en fonction des restrictions sanitaires toujours possibles… aussi, vérifiez toujours que les événements prévus sont bien maintenus avant de vous déplacer…

Larchant le 23 janvier 2022 à 11h

Rendez-vous PhiloZarts Salle Sablonnière

1, rue de la Cave Chatenoy

Photo Janine Mignot

Peut-on vivre sans les autres ? Par Laurence Manesse Cesarini

Sommes-nous naturellement solitaires ou le besoin des autres est-il installé en nous depuis les origines ? Rencontres, échanges, amitié, amour, indifférence, que serait la vie sans les autres ?  

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Larchant le 20 février 2022 à 11h

Rendez-vous PhiloZarts Salle Sablonnière

1, rue de la Cave Chatenoy

Collage Katherine Dara

Après « c’était mieux avant » Ce sera comment demain ?

A partir du livre de Jean-Michel Besnier « Demain les posthumains » par Laurence Manesse Cesarini Avec l’avenir étrange que semble nous préparer l’évolution des technosciences, on peut se poser la question de savoir ce que sera l’humain de demain ! Vers quoi ce rêve fou d’immortalité nous pousse-t-il ? Un mouvement tel que le transhumanisme est-il promesse de bonheur ?

Dimanche 26 septembre – 16 h à Veneux les Sablons – Poétique de la rêverie

Petite performance Philosophico-musicale autour du très beau livre de Bachelard Poétique de la rêverie, au coeur d’une très belle exposition au Salon du Papier et ses Métamorphoses…

Modèle créé by Pixartprinting

C’est avec Gaston Bachelard (18841962), philosophe français des sciences, de la poésie, de l’éducation et du temps que nous nous proposons de voyager en philosophie dans le cadre de cette exposition. Il est un de ces penseurs qui aura donné une place d’honneur à l’imagination et son rôle déterminant dans nos vies, nos projets, nos désirs. C’est dans son très beau livre La poétique de la rêverie qu’il commence par introduire la différence entre le rêve de la nuit et la rêverie :

« Dans les quarante ans de ma vie de philosophe, j’ai entendu dire que la philosophie reprenait un nouveau départ avec le Cogito ergo sum de Descartes. J’ai dû aussi énoncer moi-même cette leçon initiale. Dans l’ordre des pensées, c’est une devise si claire ! Mais n’en dérangerait-on pas le dogmatisme si l’on demandait au rêveur s’il est bien sûr d’être l’être qui rêve son rêve ? Une telle question ne troublait guère un Descartes. Pour lui, penser, vouloir, aimer, rêver, c’est toujours une activité de son esprit. Il était sûr, l’heureux homme, que c’était lui, bien lui, lui seul qui avait passions et sagesse. Mais un rêveur, un vrai rêveur qui traverse les folies de la nuit, est-il sûr d’être lui-même ? Quant à nous, nous en doutons. Nous avons toujours reculé devant l’analyse des rêves de la nuit. Et c’est ainsi que nous sommes arrivés à cette distinction un peu sommaire qui cependant devait éclairer nos enquêtes. Le rêveur de la nuit ne peut énoncer un cogito. Le rêve de la nuit est un rêve sans rêveur. Au contraire, le rêveur de la rêverie garde assez de conscience pour dire : c’est moi qui rêve la rêverie, c’est moi qui suis heureux du loisir où je n’ai plus la tâche de penser. »
La poétique de la rêverie, puf

La promenade à laquelle nous convie Bachelard est celle qui nous mène à la croisée des chemins entre l’imagination créatrice de l’artiste et notre propre créativité. L’alchimie de la rêverie poétique est ce lieu de rencontre, non pas d’un artiste avec son lecteur ou le spectateur, mais la rencontre de deux consciences se plongeant dans une rêverie cosmique : « Les rêveries cosmiques nous écartent des rêveries de projets. Elles nous placent dans un monde et non pas dans une société. Une sorte de stabilité, de tranquillité, appartient à la rêverie cosmique. Elle nous aide à échapper au temps. C’est un état. Allons au fond de son essence : c’est un état d’âme. Nous disions, dans un livre antérieur, que la poésie nous apporte des documents pour une phénoménologie de l’âme. C’est toute l’âme qui se livre avec l’univers poétique du poète. », de l’artiste !