19 juin 2022 à 11h – Salle de la Sablonnière – Larchant – 1 rue de la Cave Chatenoy

La distraction, c’est juste pour les vacances ?

Photographie Maurice Manesse

Se distraire ou être distrait, ce n’est déjà pas la même chose ! Mais dans les deux cas il s’agit de s’abstraire de notre réalité, de notre quotidien… pour réfléchir, pour rêver ou pour penser à autre chose que l’ensemble de nos obligations et contraintes ! Mais n’y a-t-il pas une ou des raisons plus profondes ?

La philo pour les enfants de 8 à 11 ans- samedi 4 juin de 10 à 11h- La Chapelle la Reine – Rue du Clos

VOUS AVEZ DIT « VERITE » !

Pour vous inscrire appelez le 06 64 27 06 97 – Association DMD
Le trèfle à 4 feuilles, vrai ou faux ?… Maïa Scheidecker – artiste plasticienne

Le problème avec la vérité c’est qu’on ne sait pas toujours ce que c’est justement ! Est-ce juste ce que je vois, ce que je crois, ou ce que je sais ? Et quand je connais la vérité, faut-il vraiment toujours la dire ? Aie aie aie, mais quel casse-tête !

Hummm Descartes et la découverte de la première certitude : Je pense donc je suis ! hop hop hop

En mai, fais ce qu’il te plait…

Rendez-vous dimanche 22 mai 2022 à 11h – Salle Sablonnière – Larchant

Conférence débat animée par Catherine Fava Dauvergne et Laurence Manesse Cesarini

Le Printemps, Photo LMC

S’agirait-il de liberté ?

Spinoza (1632-1677) semble en douter : « La liberté n’est que l’ignorance des causes qui nous déterminent » affirme-t-il dans son Ethique. Dès lors, si nous ignorons ce qui nous détermine, pouvons-nous encore penser que nous sommes vraiment libres ?

Mais tout commence par une définition, voici ce qu’en pense Paul Valéry (1871-1945)

« Liberté : c’est un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens ; qui chantent plus qu’ils ne parlent ; qui demandent plus qu’ils ne répondent ; de ces mots qui ont fait tous les métiers, et desquels la mémoire est barbouillée de Théologie, de Métaphysique, de Morale et de Politique ; mots très bons pour la controverse, la dialectique, l’éloquence ; aussi propres aux analyses illusoires et aux subtilités infinies qu’aux fins de phrases qui déchaînent le tonnerre. »  Paul Valéry, Regards sur le monde actuel, « Fluctuations sur la liberté »

Cette liberté, si difficile à définir, ne serait-elle vraiment qu’une illusion ?

Descartes (1596-1650), quant à lui, a très clairement défini le libre-arbitre comme désignant l’idée selon laquelle nous sommes capables de commencer absolument, en nous arrachant en quelque sorte à la causalité telle qu’elle est engagée dans les choses : ayant eu à choisir entre plusieurs voies possibles, je me suis déterminé par moi-même, indépendamment de toute détermination extérieure à ma volonté. Voici donc bien la certitude que nous sommes libres, ou au moins possiblement libres ! Parce qu’en effet, pour Descartes, notre volonté est infinie, à l’image de celle de Dieu. Sauf que l’exercice de cette volonté est sans limite pour Dieu puisqu’il est omniscient alors que nous sommes limités. (Méditations IV)

Jean-Paul Sartre (1905-1980) affirme quand même, dans l’Existentialisme est un humanisme, que « l’homme est condamné à être libre. » La liberté n’est plus à apprendre, nous sommes jetés dans le monde et, dès lors, libres !

Hummm, ça se discute !